Depuis 1983, l’intelligence artificielle nous fait son cinéma (et on adore ça)

By
Elodie Morel

Passionate about Content Strategies, Design Thinking, UX Design and Artificial Intelligence. GM of Social AIM agency.


Terminator Dark Fate sort en France mercredi 23 octobre et toute l'équipe de NELCOM Digital est en ébullition !... Enfin, surtout moi. Je suis fan. J’espère ne pas être déçue car le pitch de ce nouvel opus ressemble fort à celui des précédents : à nouveau, un robot va tenter d’anéantir les chances de l’humanité de garder le contrôle face aux machines. Pendant ce temps, l’Homme cherche à les empêcher de progresser vers une forme de « conscience » leur permettant de prendre le pouvoir dans un futur proche.

L'humain face au fantasme de l'IA forte

Cette peur de l’humain face à une intelligence artificielle "forte", capable de régir la planète - et notamment le système d’armement des différents pays du monde - alimente la créativité des scénaristes au cinéma depuis des années. Ce fantasme a donné lieu à des films et séries plus ou moins réussis. Voici un tout petit inventaire, nous serons ravis de recevoir vos suggestions.

En 1984, dans le premier opus de la série des « Terminator », on nous expliquait déjà que les machines avaient pris le contrôle du monde entier sous l’impulsion de « Skynet » un programme militaire devenu « self aware », c’est-à-dire conscient de sa propre existence.  Intitulé « The Terminator », ce premier épisode mettait en scène un méchant robot incarné par Arnold Schwarzenegger, chargé d’éliminer Sarah Connor avant qu’elle ne donne naissance au « sauveur de l’humanité », John Connor. Regardez la bande annonce, séquence nostalgie et coups de vieux garantis pour les quadra.

Un an plus tôt, le film War Games abordait déjà ces questions. Il montrait un jeune garçon passionné d’informatique, face à un ordinateur connecté au système d’une agence américaine. L’ordinateur était à part entière un personnage de l’histoire. Nommé Joshua, il décidait de lui-même de déclencher une 3e guerre mondiale en lançant un bombardement nucléaire sur l’Union Soviétique.

Plus récemment, dans la série Les 100, on a découvert à la fin de la saison 2 une IA nommée Allie, ou plutôt ALIE, conçue par une belle scientifique pour améliorer la vie sur Terre. Selon ALIE,  tous les problèmes des humains sont dus à une seule et même chose : il y a trop de monde sur la planète (« Too many people» répète-t-elle régulièrement). Les créateurs de cette intelligence artificielle ne parviennent pas à intégrer dans sa programmation le côté sacré de la vie humaine. ALIE finit par déclencher une guerre nucléaire.

Une machine peut-elle ressentir des émotions?

Entre temps, le film Intelligence Artificielle, en 2001, nous a mis parfois mal à l’aise en s’interrogeant sur la capacité des machines à ressentir des émotions. Le long métrage de Steven Spielberg revient sur les différences fondamentales entre une intelligence artificielle et une intelligence naturelle.  

Même questionnement plus récemment dans Better Than Us, où un robot tombe amoureux d’un des protagonistes. De même que dans la série Another Life, où une intelligence artificielle prénommée William, en charge du bon fonctionnement d’un vaisseau spatial parti à la rencontre de vies extraterrestres, tombe amoureuse de la belle capitaine du vaisseau. Dans un des épisodes, William évoque les échanges électro-chimiques sur les réseaux neuronaux du cerveau humain. En quoi ces échanges seraient-ils si différents de ceux qui ont lieu sur les réseaux câblés des machines?...

Nous n’avons pas la prétention de répondre à cette question (un peu tirée par les cheveux). Pour l’heure, nous bénéficions de l’aide des algorithmes pour nous accompagner dans nos décisions, dans nos choix de films (vive les algos de recommandation). Certains nous proposent avec plus ou moins d'habileté des contenus susceptibles de nous intéresser. 

Mais cette assistance des machines vis-à-vis de l'humain est aussi un sujet à part entière au cinéma: I, Robot en 2004 met en scène un quotidien où l'Homme est en permanence aidé par dans androïdes, pour faire ses courses, éplucher les légumes... et fabriquer d'autres machines. Quand les robots se rebellent, leur armée est matée par Will Smith... aidé par l’un d’entre eux, nommé Sonny. Le message est clair: l'IA peut être sympathique. Elle nous veut du bien. Parfois.

On peut travailler en bonne entente avec l’IA

Et d'ailleurs pourquoi pas ? Sans faire d’angélisme, pourquoi ne pas imaginer un quotidien accompagné positivement par l’Intelligence artificielle, au lieu de toujours craindre qu’elle ne nous entraîne par le fond ? Une IA qui nous aiderait à prendre les bonnes décisions dans notre travail, qui nous permettrait de découvrir de nouvelles choses dans nos voyages, qui nous guiderait dans nos déplacements pour que l’on perde moins de temps (merci Waze).

De cela, nous sommes aujourd’hui les seuls décideurs : commençons déjà par programmer des algorithmes vertueux, respectant une certaine éthique et qui ne coupent pas les individus de la réalité du monde. Pour le moment l’IA n’a pas encore pris son indépendance pour se programmer elle-même.